Publications de l'Ecole

*Nouveau* transcription de la séance unique Les Noms du père

 

Lapsus

 

Revue de L'instance lacanienne

 

Le numéro 1 de la revue est paru.

Cliquer ici pour télécharger le pdf (104 pages)

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Principes de la revue

Lapsus - Du nom d'une formation d'où le sujet peut s'aviser que cet inconscient est le sien, qu'il y est entré lorsque l'espace du lapsus n'a plus de portée de sens, Lapsus est le nom de la revue de L'instance lacanienne.

Dans le sillage de l'enseignement de Lacan, L'instance lacanienne accorde une importance primordiale à l'écrit et à la publication comme participant de la formation de l’analyste. Dans la publication se réalise le public d’une École. Ici les auteurs, les références et l’adresse au public constituent un ensemble ouvert, non restreint au seul périmètre de ses membres.

Le passage par et à l'écrit relève d'une division, entre autres par le signifiant et la lettre. L'écrit, du récit au concept, du graphe au mathème et jusqu'au nœud, de l'écriture psychique chez Freud au poème qu'est l'analysant chez Lacan, prend des formes diverses n'épuisant jamais la question toujours renouvelée : quelle écriture convient à la psychanalyse ?

L'écriture indexe le rapport de l'analyste au savoir textuel ; un rapport analogue à celui exigible de lui à l'égard du savoir parlé de l’analysant. C'est une affaire de disponibilité au texte, à la lettre et au contexte d'énonciation.

L'écriture est indissociable de la lecture et, donc, de l'interprétation. Dans la discipline du commentaire, l'analyste interroge le texte dans sa valeur de transfert, le faisant répondre aux questions qu'il lui pose et traversant (au sens de la Durcharbeitung, travail de traversée) la résistance qui s'y déploie.

La revue Lapsus ne peut reculer devant l'objectif donné par Lacan dans l’ « Acte de fondation » de 1964, et renouvelé dans la lettre de « Dissolution » de l'Ecole Freudienne de Paris, à savoir celui d'un travail « – qui, dans le champ que Freud a ouvert, restaure le soc tranchant de sa vérité – qui ramène la praxis originale qu'il a instituée sous le nom de psychanalyse dans le devoir qui lui revient en notre monde – qui, par une critique assidue, y dénonce les déviations et les compromissions qui amortissent son progrès en dégradant son emploi ».

Ainsi est-il du devoir d'une École d'amener à lire les écrits du champ freudien et des sciences affines, pour y trouver l'esprit du temps, engager le dialogue, susciter la controverse fertile et renouveler les références où l'analyste, dit Lacan dans « Peut-être à Vincennes… », prend « appui, d'y conforter ce qu'il tient de sa propre analyse : c'est-à-dire à savoir pas tant ce à quoi elle a servi que de quoi elle s'est servie ».

Adossée à la Déclaration d'orientation de L'instance lacanienne, la revue expose celle-ci à la critique et au débat, la proposant comme repère mais avant tout chantier de recherches et envoi pour les écrits à paraître.
 

Instructions aux auteurs



 

 
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Transcriptions de séminaires

 

 

 

Transcription des enregistrements audios :

• 2012-2019 : séminaire d'Erik Porge (mars 2012 à juin 2014) puis Erik Porge / Edit Mac Clay (janvier 2015 à juin 2019). 670 p.*

• 2019-2020 : séminaire d'Erik Porge. 145 p.**

• 2020-2021 : séminaire d'Erik Porge. 275 p.***

Disponible au prix de la reprographie + frais de port.

Tarif dégressif suivant nombre d'exemplaires en commande.

Contactez l'association pour commander un exemplaire ou vous inscrire sur la liste d'attente des commandes groupées.

*     prix à l'unité de la reprographie : 55 €

**   prix à l'unité de la reprographie : 17 €

*** prix à l'unité de la reprographie : 29 €

 

 

 

Autres publications

 

 

 

Nouvelle version critique de la séance unique

du séminaire Les noms du Père

Etablie à partir d'un corpus constitué de prises de notes et de versions

déjà existantes.

Avec appareil critique conséquent permettant de confronter des

versions qui, pour certaines, ne l'avaient jamais été entre elles.

Cliquer ici pour télécharger le pdf

 

Pour recevoir un exemplaire-livre de ce document de travail, merci d'envoyer

impérativement avant le 10 janvier 2022 :

(1) un chèque à l'ordre de L'instance lacanienne ou un virement de 18 €

- à l'adresse suivante : 15 avenue du Président Wilson, 75016 Paris

- ou sur l'IBAN suivant : FR76 3006 6105 6100 0203 5700 154

et (2) un email mentionnant votre commande ainsi que vos nom et adresse postale,

à l'adresse suivante : linstancelacanienne@gmail.com

 

 

 

 

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Transcription bilingue français-espagnol*, à partir de la sténotypie et des autres versions, des séances des 27 mai, 3 juin, 10 juin, 17 juin et 24 juin 1964 du séminaire de Jacques Lacan Les quatre Concepts fondamentaux de la psychanalyse ; Les Fondements de la psychanalyse.

Par María José de la Viña, Cristina Fontana, Erik Porge, Graciela Strada, Rodrigo Toscano. 216 p.


* Fichier pdf à demander par email à l'association


Cette version critique des cinq dernières séances du séminaire de Jacques Lacan Les Fondements de la psychanalyse ou Les Quatre Concepts fondamentaux de la psychanalyse (1964) est le résultat d'une expérience de travail dont les effets nous ont conduits a désirer la partager avec le lecteur. Il s'agit d'un travail qui va au-dela du simple donner forme à un texte, même si celui-ci est très soigneux, au travers du choix de ponctuations, ajouts, soustractions et interpolations. Ceux-ci sont en réalité les marques visibles, les sédiments de notre engagement dans la transcription comme mode original et fécond de transmission et de formation des analystes. Dans ce désir d'aller plus loin dans notre tâche, ont contribué trois facteurs fondamentaux : le déroulement du travail dans le cadre d'un dispositif de cartel, la force du texte de Lacan avec lequel nous nous confrontons dans le fait de fixer l'écrit dans l'oral et la coexistence de deux langues, le francais et l'espagnol.

 

Actes

 

de la Journée d'étude du 13 mars 2021

Paris 14e - auditorium de l'IPT

Pour sa première Journée d’étude qui s’est tenue en présence le 13 mars 2021 à Paris sous le titre « Résistances aux psychoses », L’instance lacanienne avait invité principalement des psychanalystes d’autres associations ou écoles à intervenir, dans un « souci de s’intéresser à [leurs] travaux », « au-delà des affinités transférentielles suscitant les regroupements » (Déclaration d’orientation - voir page d'accueil du site). Chacun a ainsi pu rendre compte de sa position au regard notamment de la conception déficitaire des psychoses, une des problématiques centrales de la journée. Afin de prolonger le travail et avec l’accord des intervenants nous avons choisi d’en publier les Actes sur notre site internet.

Le Comité des publications

 

VERSION PDF DES ACTES - cliquer ici

PROGRAMME

Frédéric Pellion : En parler, ou pas ?

Olivier Douville : Peut-on parler de phénomènes élémentaires dans l'enfance ?

Cyrille Deloro : Défenses paranoïdes et analyse du moi

Jean-Claude Maleval : Résistance à la spécificité de la cure des sujets psychotiques

Jérémie Salvadero : Le corps dévoilé ou le désir normal

Jean-Jacques Gorog : La psychose et le temps

ARGUMENT

La reconnaissance de la possibilité du transfert dans les cures avec les sujets psychotiques est souvent mise à mal et nécessite d’être questionnée. En quoi la psychose convoque-t-elle un rapport particulier à l’articulation du savoir et de la vérité ? Qu’en est-il alors du sujet supposé savoir, comme raison du transfert ?

 

Lacan a toujours reconnu la variété des psychoses, tout en conférant à la paranoïa une place particulière. Existe-t-il des traits de structure reconnaissables, qui permettraient de distinguer différents types de psychoses ? En quoi ces traits ne se confondraient-ils pas alors avec des traits symptomatiques ?

Il s’agit de tenir compte des modifications que le passage de la forclusion du Nom-du-Père à une lecture borroméenne dans Le Sinthome a entraînées dans l’abord des psychoses, en passant par R.S.I. (21 janvier 1975) avec la référence à la fonction d’exception du père.

Se pose ici la pertinence d’une élévation de Joyce comme cas paradigmatique de psychose, ce que Lacan ne fait pas. Pour Lacan, chaque psychose s'articule à une particularité signifiante du sujet, ce qui donne lieu à une nomination spécifique (psychose lacanienne, maladie d’avoir une mentalité…)

 

L’existence des psychoses en référence à la structure clinique ne peut se faire pour Lacan que dans la mesure où, affirme-t-il, chacun est normal dans sa structure. Une normalité dans la structure ordonnée par le sort du désir et par « la façon dont le sujet méconnaît les termes, les éléments et les fonctions entre lesquels se joue le sort du désir, pour autant précisément que quelque part lui en apparaît sous une forme dévoilée un de ses termes » (L’identification, 21 juin 1962). Chaque structure se spécifiant d’une forme dévoilée parmi les trois termes en jeu dans le désir : le corps pour la psychose, le phallus pour le pervers, l’Autre pour la névrose.

 

Le terme « psychose » dans son rapport au désir garde sa valeur pour contrevenir à l’escamotage de la dimension sexuelle à l’œuvre dans la sémantique du handicap, de l’autisme qui fait oublier l’auto-érotisme, ou du transgenrisme au lieu du trans-sexualisme.